Le collectionneur de sensation, c'est le titre d'un des trois
articles parus dans le magazine Canal Psy n°87 (voir billet précédent). La
lecture de cet article signé Yvan Revellin, et sous-titré "Clinique de
l'addiction dans un centre de soins pour toxicomanes", m'a inspiré
l'illustration suivante, publiée dans le magazine :

jeudi 4 mars 2010
Le collectionneur de sensation
Par Nicolas le jeudi 4 mars 2010, 08:00 - Illustrations et autres
mardi 2 mars 2010
Addictions, Canal Psy n°87
Par Nicolas le mardi 2 mars 2010, 12:54 - Illustrations et autres
Le numéro 87 du magazine Canal Psy de
l'Institut de Psychologie de l'Université Lyon 2, dont j'ai réalisé l'image de
couverture (voir ce que j'en disais dans ce billet), vient de
paraître. Le rédacteur du magazine, Frédérik Guinard, y donne des éléments très
intéressants sur l'expression idiomatique relative à cette illustration de
couverture ("to have a monkey on one's back"). En particulier il fait référence
à une préforme littéraire de cette métaphore, dans le 5ème voyage de Sindbad le
marin (Les mille et une nuits)...
Voici la couverture du magazine, cette fois mise en forme par le graphiste
(Marc-Antoine Buriez) :

Vous trouverez dans ce magazine trois articles passionnants autour de la
thématique de l'addiction et de la toxicomanie. J'ai aussi réalisé de petites
illustrations en noir et blanc pour chacun de ces articles, et j'y reviendrai
dans les billets suivants.
Le magazine est en vente à la librairie universitaire de Lyon 2 sur le site de
Bron, ainsi qu'à la (célèbre) librairie Passages en plein centre de
Lyon (11 rue de Brest, 2e). Egalement par correspondance (bulletin de commande
disponible sur cette
page).
mardi 5 janvier 2010
Bien tisser l'année
Par Nicolas le mardi 5 janvier 2010, 22:30 - Illustrations et autres
mardi 22 décembre 2009
Un singe sur l'épaule
Par Nicolas le mardi 22 décembre 2009, 11:25 - Illustrations et autres
"To have a monkey on one's back" (littéralement, "avoir un singe sur le
dos") ou "on one's shoulder" ("sur l'épaule") est une expression anglo-saxonne
renvoyant à une addiction. Par exemple, elle est souvent employée pour désigner
l'alcoolisme. La première fois que j'ai rencontré cette expression, c'était
dans un roman de Stephen King, Les Trois Cartes, dans lequel un des
personnages est héroïnomane. Si mes souvenirs sont bons, le personnage compare
même le singe de l'expression avec le singe symbolique qui apparaît dans telle
carte du tarot de Marseille (mais laquelle? Je n'arrive pas à retrouver la lame
qui correspondrait, et je n'ai pas le roman sous la main). Bref.
Récemment j'ai réalisé les illustrations du prochain numéro du magazine Canal
Psy (magazine de l'Institut de Psychologie de l'Université Lyon II). Le thème
du numéro était "Addictions et Toxicomanie", et lorsque j'ai travaillé sur
l'illustration de couverture, c'est cette association d'idée, cette expression
du singe, qui m'est d'emblée venue à l'esprit.
Je reparlerai de ce magazine dans un prochain billet, mais dans un premier
temps, voici donc l'image de couverture, non maquettée :

mercredi 25 novembre 2009
Un homme-balzac
Par Nicolas le mercredi 25 novembre 2009, 00:51 - Croquis et Carnets

vendredi 13 novembre 2009
Ce dimanche
Par Nicolas le vendredi 13 novembre 2009, 18:32 - Haut-Parleur
En passant :
je serai dimanche 15 novembre (celui-là, quoi) au Festival de la Bulle d'Or de Brignais
(à deux pas de Lyon), pour dédicacer 199 Combats.
Jean-Blaise Djian, le scénariste, sera également présent, ce qui est assez rare
dans la région (normand qu'il est), donc profitez-en !
mercredi 7 octobre 2009
Reprise
Par Nicolas le mercredi 7 octobre 2009, 01:03 - Croquis et Carnets

(edit 11 oct. :
modèle Vanessa)
mardi 1 septembre 2009
199 Combats : rencontre et exposition au CRDA
Par Nicolas le mardi 1 septembre 2009, 17:44 - Haut-Parleur
Dans le cadre du Forum des Instituts Culturels Étrangers à Paris (FICEP), l'Association pour la Promotion de la BD
en Arménie (APBDA) organisera en
collaboration avec le Centre de Recherches sur la Diaspora Arménienne (CRDA) une
rencontre-dédicace-exposition autour de l'album 199 Combats. La rencontre se déroulera en
présence des auteurs (dont votre serviteur) et de l'éditeur Emmanuel Proust, et
sera animée par le journaliste Laurent Mélikian. Je participerai bien sûr
également à la séance de dédicace qui suivra.
La rencontre aura lieu le Samedi 3 Octobre à 17h00,
au CRDA, 9 rue Cadet, Paris
9e, Métros Cadet ou Grands Boulevards.
L'exposition sera ouverte au public dès le samedi 26 Septembre, jusqu'au
dimanche 04 Octobre.
Une version bilingue (français et arménien) de cette exposition sera également
présentée au printemps prochain en Arménie, au 2ème Festival de la BD et de
l'Image de Erevan, festival organisé par l'APBDA.

mardi 25 août 2009
Chez Circé, ou le (faux) problème de la documentation
Par Nicolas le mardi 25 août 2009, 12:25 - Travaux en cours
Comment illustrer l'univers homérique, comment le représenter, et sur la
base de quelle éventuelle documentation ?
La difficulté et l'ambiguïté proviennent de la source même : l'épopée
homérique, c'est avant tout un poème, bien sûr, mais un poème censé relater des
événements qui auraient une base historique. Homère compose l'Illiade et
l'Odyssée aux alentours du IXe ou VIIIe siècle av. JC. Au moment où il compose,
il fait déjà référence à des événements légendaires issus d'un passé lointain,
distant de plusieurs siècles. Ses grecs, ses "achéens", sont probablement des
hommes du XIIe ou XIIIe siècle av. JC, des hommes de la civilisation dite
"mycénienne" (car la ville de Mycènes, en Grèce continentale, en était un des
principaux centres). Mais, si l'on admet cela, le poète fait alors de nombreux
anachronismes dans son oeuvre, soit qu'il était ignorant de certains aspects de
cette civilisation déjà défunte à son époque, soit qu'il voulait plonger son
auditoire dans l'aventure à l'aide de repères et de détails contemporains. De
plus, on admettra facilement que l'intervention surnaturelle des dieux et
déesses, ainsi que les prodiges divers, ne sont pas de nature historique...
L'épopée homérique se présente donc comme un inextricable mélange d'éléments
réalistes et fantaisistes.
Mais alors, quel parti prendre pour représenter graphiquement cette vision
poétique ?
Je ne suis pas le premier à me confronter à ce problème. Certains illustrateurs
ont traité leurs images de l'épopée homérique avec la plus grande liberté,
transposant des iconographies de différentes époques (même modernes), en
inventant d'autres etc. D'autres, à l'inverse, ont tenté de prendre une
approche historique. Par exemple, en bande dessinée, Eric Shanower conduit,
avec sa série Age Of Bronze, le récit de la guerre de Troie sous un angle
"réaliste" : aucun élément surnaturel dans la trame, et une documentation
iconographique (architecture, décors, objets, vêtements etc.) basée uniquement
sur les éléments archéologiques de la civilisation
mycénienne. Ce qui donne quelque chose d'assez différent des clichés
graphiques que l'on a habituellement en tête lorsqu'on évoque la Grèce antique.
Exit les colonnes doriques ou ioniques, exit les temples à fronton
triangulaire, exit les vêtements portés par les hommes de l'Athènes classique
(par exemple, exit l'himation, ce manteau drapé proche de la toge romaine),
exit la tenue de guerre du hoplite grec avec son casque à fente et son bouclier
rond, etc.
Cette approche basée sur l'iconographie mycénienne me plaît bien, car elle sort
un peu des sentiers battus, graphiquement parlant. Et comme je n'ai pas envie
de dessiner Ulysse habillé comme Platon (800 ans les séparent), j'ai choisi
pour ma part, dans le "projet grec" en cours, de puiser au maximum dans cette
veine mycénienne.
Mais... Mais nous voilà d'emblée chez Circé, sur l'île d'Aea, et là les choses
se compliquent. Ou bien se simplifient-elles ?
Aea est une île inconnue visitée par Ulysse lors de son voyage, c'est la maison
d'une déesse magicienne immortelle. C'est un lieu certes concret, mais
hors-monde. Serait-il alors raisonnable d'en faire une transposition
étroitement mycénienne ? Bien sûr que non. C'est pourquoi on pourra
trouver chez Circé des éléments comme ceux-ci :

C'est-à-dire, tout à la fois, une architecture de type minoen, des fauteuils au
design égyptien de la quatrième dynastie pharaonique, et des habits moitié
mycéniens, moitié on-ne-sait-pas-trop. Chez Circé, beaucoup de choses sont
permises. Y compris de transformer les hommes en animaux...
lundi 10 août 2009
Un Grec, salade tomate oignons
Par Nicolas le lundi 10 août 2009, 13:10 - Travaux en cours
Je me rends compte que je n'ai pas encore réellement parlé, ici, du projet
qui m'occupe depuis quelques temps...
L'hiver dernier, mon ami Vincent (Rivard) et moi-même
avons écrit à quatre mains le scénario d'un nouveau projet de BD, une sorte de
suite de l'Odyssée homérique. Quelques mois plus tard, nous signions
le projet chez EP Editions, l'éditeur de 199 Combats. Et, après un
petit délai dû à des péripéties de santé pour Vincent, nous nous sommes mis au
travail en juin, pour entamer la réalisation du premier tome de cette histoire
(qui en comptera normalement deux). Le titre définitif n'étant pas encore fixé,
je l'appellerai pour l'instant ici le "projet grec".
Nous voilà donc partis sur les traces d'Ulysse, en Grèce bien sûr, mais pas
uniquement, car l'histoire se déroule en parallèle sur deux trames,
une qui a lieu aux temps homériques, et l'autre quelques 30 siècles plus tard,
c'est-à-dire de nos jours. Le fil conducteur, c'est la descendance d'Ulysse. On
fera particulièrement route en compagnie du bien nommé Télégonos
(Τηλέγονος : qui est né au loin), fils illégitime d'Ulysse et de la
magicienne Circé. La figure du père hantera notre récit de bout en
bout...
Le personnage de Télégonos n'est pas de notre invention, il était le héros d'un
dernier poème épique, faisant suite à l'Odyssée et appelé la
Télégonie, qui clôturait le cycle épique troyen. Cette épopée est
attribuée à Eugammon de Cyrène (VIe siècle av. JC), mais a été perdue pour sa
plus grande part. Nous sommes donc partis des quelques fragments connus.
Certains éléments ont enflammé nos imaginations, et nous avons eu l'audace (la
vanité ?) de prolonger le récit, en respectant essentiellement la thématique
culturelle du contexte grec ancien, mais à notre sauce.
Actuellement nous réalisons le découpage graphique du premier bouquin (ce qu'on
appelle souvent, bien qu'improprement à mon sens, le storyboard). Cette étape
est le moment où l'histoire prend forme, le moment où l'on tente d'utiliser les
possibilités spécifiques du medium. Rythme, mise en scène, mise en page,
cadrages, lumières, croquis, textes, dialogues... autant d'aspects qui font
l'essentiel de la narration, de la lecture future...

Je posterai bien sûr des images de ce "projet grec", au fur et à mesure du
travail. A bientôt, donc !

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