Précipités

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jeudi 4 mars 2010

Le collectionneur de sensation

Le collectionneur de sensation, c'est le titre d'un des trois articles parus dans le magazine Canal Psy n°87 (voir billet précédent). La lecture de cet article signé Yvan Revellin, et sous-titré "Clinique de l'addiction dans un centre de soins pour toxicomanes", m'a inspiré l'illustration suivante, publiée dans le magazine :
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mardi 2 mars 2010

Addictions, Canal Psy n°87

Le numéro 87 du magazine Canal Psy de l'Institut de Psychologie de l'Université Lyon 2, dont j'ai réalisé l'image de couverture (voir ce que j'en disais dans ce billet), vient de paraître. Le rédacteur du magazine, Frédérik Guinard, y donne des éléments très intéressants sur l'expression idiomatique relative à cette illustration de couverture ("to have a monkey on one's back"). En particulier il fait référence à une préforme littéraire de cette métaphore, dans le 5ème voyage de Sindbad le marin (Les mille et une nuits)...
Voici la couverture du magazine, cette fois mise en forme par le graphiste (Marc-Antoine Buriez) :
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Vous trouverez dans ce magazine trois articles passionnants autour de la thématique de l'addiction et de la toxicomanie. J'ai aussi réalisé de petites illustrations en noir et blanc pour chacun de ces articles, et j'y reviendrai dans les billets suivants.
Le magazine est en vente à la librairie universitaire de Lyon 2 sur le site de Bron, ainsi qu'à la (célèbre) librairie Passages en plein centre de Lyon (11 rue de Brest, 2e). Egalement par correspondance (bulletin de commande disponible sur cette page).

mardi 5 janvier 2010

Bien tisser l'année

2010_01_05.jpg (Clic! pour agrandir)

"Ils entendent Circé chanter à belle voix et tisser au métier une toile divine, un des ces éclatants et grands et fins ouvrages, dont la grâce trahit la main d'une déesse."
Homère
L'Odyssée, Chant X, 221-223
(Trad. Victor Bérard)

mardi 22 décembre 2009

Un singe sur l'épaule

"To have a monkey on one's back" (littéralement, "avoir un singe sur le dos") ou "on one's shoulder" ("sur l'épaule") est une expression anglo-saxonne renvoyant à une addiction. Par exemple, elle est souvent employée pour désigner l'alcoolisme. La première fois que j'ai rencontré cette expression, c'était dans un roman de Stephen King, Les Trois Cartes, dans lequel un des personnages est héroïnomane. Si mes souvenirs sont bons, le personnage compare même le singe de l'expression avec le singe symbolique qui apparaît dans telle carte du tarot de Marseille (mais laquelle? Je n'arrive pas à retrouver la lame qui correspondrait, et je n'ai pas le roman sous la main). Bref.
Récemment j'ai réalisé les illustrations du prochain numéro du magazine Canal Psy (magazine de l'Institut de Psychologie de l'Université Lyon II). Le thème du numéro était "Addictions et Toxicomanie", et lorsque j'ai travaillé sur l'illustration de couverture, c'est cette association d'idée, cette expression du singe, qui m'est d'emblée venue à l'esprit.
Je reparlerai de ce magazine dans un prochain billet, mais dans un premier temps, voici donc l'image de couverture, non maquettée :
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mercredi 25 novembre 2009

Un homme-balzac

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vendredi 13 novembre 2009

Ce dimanche

En passant :
je serai dimanche 15 novembre (celui-là, quoi) au Festival de la Bulle d'Or de Brignais (à deux pas de Lyon), pour dédicacer 199 Combats.
Jean-Blaise Djian, le scénariste, sera également présent, ce qui est assez rare dans la région (normand qu'il est), donc profitez-en !

mercredi 7 octobre 2009

Reprise

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(edit 11 oct. :
modèle Vanessa)

mardi 1 septembre 2009

199 Combats : rencontre et exposition au CRDA

Dans le cadre du Forum des Instituts Culturels Étrangers à Paris (FICEP), l'Association pour la Promotion de la BD en Arménie (APBDA) organisera en collaboration avec le Centre de Recherches sur la Diaspora Arménienne (CRDA) une rencontre-dédicace-exposition autour de l'album 199 Combats. La rencontre se déroulera en présence des auteurs (dont votre serviteur) et de l'éditeur Emmanuel Proust, et sera animée par le journaliste Laurent Mélikian. Je participerai bien sûr également à la séance de dédicace qui suivra.

La rencontre aura lieu le Samedi 3 Octobre à 17h00,
au CRDA, 9 rue Cadet, Paris 9e, Métros Cadet ou Grands Boulevards.

L'exposition sera ouverte au public dès le samedi 26 Septembre, jusqu'au dimanche 04 Octobre.
Une version bilingue (français et arménien) de cette exposition sera également présentée au printemps prochain en Arménie, au 2ème Festival de la BD et de l'Image de Erevan, festival organisé par l'APBDA.
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mardi 25 août 2009

Chez Circé, ou le (faux) problème de la documentation

Comment illustrer l'univers homérique, comment le représenter, et sur la base de quelle éventuelle documentation ?
La difficulté et l'ambiguïté proviennent de la source même : l'épopée homérique, c'est avant tout un poème, bien sûr, mais un poème censé relater des événements qui auraient une base historique. Homère compose l'Illiade et l'Odyssée aux alentours du IXe ou VIIIe siècle av. JC. Au moment où il compose, il fait déjà référence à des événements légendaires issus d'un passé lointain, distant de plusieurs siècles. Ses grecs, ses "achéens", sont probablement des hommes du XIIe ou XIIIe siècle av. JC, des hommes de la civilisation dite "mycénienne" (car la ville de Mycènes, en Grèce continentale, en était un des principaux centres). Mais, si l'on admet cela, le poète fait alors de nombreux anachronismes dans son oeuvre, soit qu'il était ignorant de certains aspects de cette civilisation déjà défunte à son époque, soit qu'il voulait plonger son auditoire dans l'aventure à l'aide de repères et de détails contemporains. De plus, on admettra facilement que l'intervention surnaturelle des dieux et déesses, ainsi que les prodiges divers, ne sont pas de nature historique... L'épopée homérique se présente donc comme un inextricable mélange d'éléments réalistes et fantaisistes.
Mais alors, quel parti prendre pour représenter graphiquement cette vision poétique ?
Je ne suis pas le premier à me confronter à ce problème. Certains illustrateurs ont traité leurs images de l'épopée homérique avec la plus grande liberté, transposant des iconographies de différentes époques (même modernes), en inventant d'autres etc. D'autres, à l'inverse, ont tenté de prendre une approche historique. Par exemple, en bande dessinée, Eric Shanower conduit, avec sa série Age Of Bronze, le récit de la guerre de Troie sous un angle "réaliste" : aucun élément surnaturel dans la trame, et une documentation iconographique (architecture, décors, objets, vêtements etc.) basée uniquement sur les éléments archéologiques de la civilisation mycénienne. Ce qui donne quelque chose d'assez différent des clichés graphiques que l'on a habituellement en tête lorsqu'on évoque la Grèce antique. Exit les colonnes doriques ou ioniques, exit les temples à fronton triangulaire, exit les vêtements portés par les hommes de l'Athènes classique (par exemple, exit l'himation, ce manteau drapé proche de la toge romaine), exit la tenue de guerre du hoplite grec avec son casque à fente et son bouclier rond, etc.
Cette approche basée sur l'iconographie mycénienne me plaît bien, car elle sort un peu des sentiers battus, graphiquement parlant. Et comme je n'ai pas envie de dessiner Ulysse habillé comme Platon (800 ans les séparent), j'ai choisi pour ma part, dans le "projet grec" en cours, de puiser au maximum dans cette veine mycénienne.
Mais... Mais nous voilà d'emblée chez Circé, sur l'île d'Aea, et là les choses se compliquent. Ou bien se simplifient-elles ?
Aea est une île inconnue visitée par Ulysse lors de son voyage, c'est la maison d'une déesse magicienne immortelle. C'est un lieu certes concret, mais hors-monde. Serait-il alors raisonnable d'en faire une transposition étroitement mycénienne ? Bien sûr que non. C'est pourquoi on pourra trouver chez Circé des éléments comme ceux-ci :
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C'est-à-dire, tout à la fois, une architecture de type minoen, des fauteuils au design égyptien de la quatrième dynastie pharaonique, et des habits moitié mycéniens, moitié on-ne-sait-pas-trop. Chez Circé, beaucoup de choses sont permises. Y compris de transformer les hommes en animaux...

lundi 10 août 2009

Un Grec, salade tomate oignons

Je me rends compte que je n'ai pas encore réellement parlé, ici, du projet qui m'occupe depuis quelques temps...

L'hiver dernier, mon ami Vincent (Rivard) et moi-même avons écrit à quatre mains le scénario d'un nouveau projet de BD, une sorte de suite de l'Odyssée homérique. Quelques mois plus tard, nous signions le projet chez EP Editions, l'éditeur de 199 Combats. Et, après un petit délai dû à des péripéties de santé pour Vincent, nous nous sommes mis au travail en juin, pour entamer la réalisation du premier tome de cette histoire (qui en comptera normalement deux). Le titre définitif n'étant pas encore fixé, je l'appellerai pour l'instant ici le "projet grec".

Nous voilà donc partis sur les traces d'Ulysse, en Grèce bien sûr, mais pas uniquement, car l'histoire se déroule en parallèle sur deux trames, une qui a lieu aux temps homériques, et l'autre quelques 30 siècles plus tard, c'est-à-dire de nos jours. Le fil conducteur, c'est la descendance d'Ulysse. On fera particulièrement route en compagnie du bien nommé Télégonos (Τηλέγονος : qui est né au loin), fils illégitime d'Ulysse et de la magicienne Circé. La figure du père hantera notre récit de bout en bout...
Le personnage de Télégonos n'est pas de notre invention, il était le héros d'un dernier poème épique, faisant suite à l'Odyssée et appelé la Télégonie, qui clôturait le cycle épique troyen. Cette épopée est attribuée à Eugammon de Cyrène (VIe siècle av. JC), mais a été perdue pour sa plus grande part. Nous sommes donc partis des quelques fragments connus. Certains éléments ont enflammé nos imaginations, et nous avons eu l'audace (la vanité ?) de prolonger le récit, en respectant essentiellement la thématique culturelle du contexte grec ancien, mais à notre sauce.
Actuellement nous réalisons le découpage graphique du premier bouquin (ce qu'on appelle souvent, bien qu'improprement à mon sens, le storyboard). Cette étape est le moment où l'histoire prend forme, le moment où l'on tente d'utiliser les possibilités spécifiques du medium. Rythme, mise en scène, mise en page, cadrages, lumières, croquis, textes, dialogues... autant d'aspects qui font l'essentiel de la narration, de la lecture future...


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Je posterai bien sûr des images de ce "projet grec", au fur et à mesure du travail. A bientôt, donc !

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